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	<description>Le Chocolat pour la Santé</description>
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		<title>La provenance des fèves de cacao du Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 16:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fève de cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[La provenance des fèves de cacao du Cameroun Le Cameroun ou la République du Cameroun est un État situé dans la partie centrale de l’Afrique. C’est une ancienne colonie allemande. Économiquement parlant, c’est l’un des pays les plus prospères d’Afrique. L’une des ressources naturelles qui fait sa force est le cacao. En effet, le Cameroun est un des pays qui cultive le cacaoyer ou Théobroma cacao. Ce dernier est un arbre fournissant la fève de cacao. Elle est obtenue à partir de la torréfaction des amandes qui se trouvent dans le fruit ou la cabosse. Mais si la plupart des…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="titre">
<h1 class="access">La provenance des fèves de cacao du Cameroun</h1>
</div>
<div class="chapeau">
<h3 class="access">Le Cameroun ou la République du Cameroun est un État situé dans la partie centrale de l’Afrique. C’est une ancienne colonie allemande. Économiquement parlant, c’est l’un des pays les plus prospères d’Afrique. L’une des ressources naturelles qui fait sa force est le cacao. En effet, le Cameroun est un des pays qui cultive le cacaoyer ou Théobroma cacao. Ce dernier est un arbre fournissant la fève de cacao. Elle est obtenue à partir de la torréfaction des amandes qui se trouvent dans le fruit ou la cabosse. Mais si la plupart des cacaoyers africains sont de l’ordre des forasteros, celui du Cameroun est d’un autre genre.</h3>
</div>
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<div id="intertitre_1" class="intertitre before_top resize">
<h2 class="access">Le cacao camerounais</h2>
</div>
<div id="para_1" class="para_7803015 resize">
<div class="photo shadow top">
<p><img decoding="async" class="alignleft" title="©ecco ChocoClic.com" src="https://www.chococlic.com/photo/art/default/5229402-7803015.jpg?v=1363126752" alt="©ecco ChocoClic.com" width="568" /></p>
<div class="legende legende_7803015">©ecco ChocoClic.com</div>
</div>
<div class="photo shadow right"></div>
<div class="texte">
<div id="intertitre_2" class="intertitre before_left resize">
<p>La variété de cacao trouvé au <b>Cameroun</b> est le trinitario. Ce dernier est un hybride issu de deux races de cacao, le criollo et le forastero. C’est un grain savoureux qui contient les qualités des deux autres. Il est apparu vers le 19è siècle sur l’île de la Trinité, d’où son nom. Le cacao obtenu par cet arbre est de propriété fine. Sa cabosse a une grande variété de coloris, contenant un nombre irrégulier de fèves. Ces dernières, quant à elles, sont brunes foncées, avec une forme plus ou moins arrondie et de dimension régulière.</p>
<p>Au goût, cette variété de cacao est caractérisée par des notes fruitées et un arôme vif. Il est légèrement amer en bouche, avec une certaine acidité. Normalement, les cacaos issus des trinitarios se trouvent dans la catégorie haute qualité des chocolats noirs. Exception faite du trinitario du Cameroun qui est généralement classé comme produit en vrac, de qualité courante. La récolte principale s’effectue entre septembre et octobre. Mais il peut parfois s’étendre jusqu’en janvier et mars, selon la production.</p>
<h2 class="access">La place du cacao camerounais dans le marché mondial</h2>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_2" class="para_7803016 resize">
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
<p>Le cacao fait partie intégrante de l’économie du <b>Cameroun</b>. Le pays dispose de ressources naturelles agricoles, comme le cacao et le miel, forestières, pétrolières et minières, telles que le cobalt et le diamant. La plupart de ces produits sont destinés à l’exportation. Et concernant le cacao, 90 % de la production est exportée vers les marchés communs. Il y a les Pays Bas qui en achète dans les 50 %, la France avec 30 % et les États-Unis qui prennent environ 10 % de la production. Mais le problème des cacaos camerounais est que 45 % de leur produit sont classés courant tandis que 13 % seulement sont considérés comme de qualité supérieure. Cela n’empêche que le pays occupe actuellement <b>la cinquième place mondiale dans la production du cacao</b>.</p>
<p>Le cacao est une des denrées principales de l’économie du Cameroun. C’est la raison pour laquelle, bon nombre de ses agriculteurs se sont tournés vers cette culture.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Les systèmes agroforestiers à base cacaoyer au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 16:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[secteur cacaoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Les systèmes agroforestiers à base cacaoyer au Cameroun Le rôle des SAF à base de cacaoyer vis-à-vis de la performance globale des systèmes de culture (y compris la production vivrière et la sécurité alimentaire) au Cameroun, cinquième producteur mondial de cacao. Au Cameroun, le cacao est le premier produit d&#8217;exportation après le pétrole. Il représente maintenant environ 25% de la valeur totale des exportations du pays. Il est cultivé dans 7 des 10 régions camerounaises et couvre une superficie d&#8217;environ 400.000 hectares. Il fait intervenir 600.000 producteurs et près de 8 millions de personnes vivent directement ou indirectement de l&#8217;économie…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="attr_name"><span class="lig1">Les systèmes agroforestiers à base cacaoyer au Cameroun</span></h1>
<div class="crd_page full">
<div class="attr_accroche"><span class="lig1">Le rôle des SAF à base de cacaoyer vis-à-vis de la performance globale des systèmes de culture (y compris la production vivrière et la sécurité alimentaire) au Cameroun, cinquième producteur mondial de cacao.</span></div>
<div class="attr_texte">
<p class=" text-justify">Au Cameroun, le cacao est le premier produit d&#8217;exportation après le pétrole. Il représente maintenant environ 25% de la valeur totale des exportations du pays. Il est cultivé dans 7 des 10 régions camerounaises et couvre une superficie d&#8217;environ 400.000 hectares. Il fait intervenir 600.000 producteurs et près de 8 millions de personnes vivent directement ou indirectement de l&#8217;économie cacaoyère. L&#8217;augmentation de la production cacaoyère figure parmi les objectifs fixés par le gouvernement pour améliorer cette croissance économique, afin de relever le faible pouvoir d&#8217;achat de la population rurale grâce à une économie forte et durable.</p>
<p>Le cacaoyer est une culture originaire des sous-bois, et est généralement cultivé dans des systèmes agroforestiers (SAF) extensifs, qui ont une densité plus ou moins forte d’arbres d’ombrage . Au Cameroun, de nombreuses études ont permis de décrire les SAF à base de cacaoyer du point de vue agronomique (Jagoret, 2011), écologique (Sonwa, 2001 ; Snoeck, 2009) et socio-économique (Gockowski, 2010). Ces études montrent que les systèmes traditionnels représentent une source importante de biodiversité et peuvent se maintenir sur de très longues périodes sans dégradation des conditions de culture (Jagoret, 2009). En revanche, ils sont peu productifs (± 300 kg de cacao marchand /ha /an) et ne permettent pas d’assurer aux planteurs des revenus suffisants. La faible productivité est l’une des causes du faible niveau d’adoption des acquis de la recherche cacaoyère par les planteurs.</p>
<p class=" text-justify">Un autre inconvénient de l’utilisation des fortes densités d’ombrage est le développement des maladies fongiques qui est d’autant plus marqué que les planteurs ont peu accès au matériel végétal sélectionné résistant et productif.</p>
<p class=" text-justify">Très peu d’études ont été réalisées directement avec les planteurs pour tester avec eux des solutions leur permettant d’augmenter la performance de leurs systèmes sans perdre l’équilibre écologique. L’objectif du projet est d’appuyer les chercheurs et les planteurs à développer des systèmes de cultures plurispécifiques originaux qui optimisent le rendement des cacaoyers et des espèces associées afin de trouver l’équilibre qui leur permettra d’obtenir un revenu décent sans compromettre l’équilibre écologique qui est aussi nécessaire car il assure la durabilité de leurs SAF. Pour cela, le projet s’appuiera sur le réseau de 168 plantations pilotes de SAF innovants conduites chez les planteurs de cacao depuis 2005 par l’IRAD.</p>
<p class=" text-justify">Ce projet sera complémentaire du projet CORAF qui compare les avantages et inconvénients entre productivité et biodiversité dans les SAF à base de cacaoyers très ombragés du Cameroun avec ceux de Côte d&#8217;Ivoire et du Ghana qui sont très peu ombragés.</p>
</div>
</div>
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		<title>Écoles paysannes et rendement du cacao au Cameroun</title>
		<link>https://soctracao.com/ecoles-paysannes-et-rendement-du-cacao-au-cameroun/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 14:57:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[secteur cacaoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[1 – Introduction 1La littérature montre que l’amélioration de la productivité agricole, et donc des bénéfices des agriculteurs et des revenus des ménages, nécessite l’utilisation de technologies innovantes, de variétés à haut rendement et de bonnes pratiques agricoles (Mbétid-Bessane, 2014 ; Owenya et al., 2016 ; Allogni et al., 2008 ; Schneider et Gugerty, 2011). Dans les pays en développement, la mauvaise performance des programmes de vulgarisation agricole est due à l’inefficacité bureaucratique, à une conception déficiente des programmes, à certaines faiblesses inhérentes aux systèmes de diffusion d’innovations opérés par le secteur public et à la transmission inefficace des connaissances aux agriculteurs (Feder et al., 2004a).…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section id="s1n1" class="section section1">
<h1 class="titre traitementparticulier-non">1 – Introduction</h1>
<p id="pa1" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa1">1</a><span class="lettrine">L</span>a littérature montre que l’amélioration de la productivité agricole, et donc des bénéfices des agriculteurs et des revenus des ménages, nécessite l’utilisation de technologies innovantes, de variétés à haut rendement et de bonnes pratiques agricoles (Mbétid-Bessane, 2014 ; Owenya <em class="marquage italique">et al.</em>, 2016 ; Allogni <em class="marquage italique">et al.</em>, 2008 ; Schneider et Gugerty, 2011). Dans les pays en développement, la mauvaise performance des programmes de vulgarisation agricole est due à l’inefficacité bureaucratique, à une conception déficiente des programmes, à certaines faiblesses inhérentes aux systèmes de diffusion d’innovations opérés par le secteur public et à la transmission inefficace des connaissances aux agriculteurs (Feder <em class="marquage italique">et al.</em>, 2004a). Ces faiblesses justifient l’apparition d’approches participatives.</p>
<p id="pa2" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa2">2</a>Depuis 1989, l’appui à l’intensification de l’agriculture comprend des approches participatives conçues pour créer un espace pour l’auto-apprentissage des agriculteurs, parmi lesquelles les écoles paysannes (Waddington <em class="marquage italique">et al</em>., 2014). Ces nouvelles approches visent à améliorer plus efficacement les résultats des exploitations, notamment la productivité agricole. Dans les pays en développement, l’intensification de l’agriculture, y compris dans la production du cacao, reste une préoccupation permanente. Le processus d’intensification de la production du cacao est toujours sujet à débat dans les PVD <a id="re1no1" class="renvoi typeref-note" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#no1">[1]</a><a class="amorce amorce-renvoi" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#no1"><span class="no">[1]</span>Pays en voie de développement.</a> malgré le fait que cette culture existe dans ces pays depuis le 18<sup class="exposant">ème</sup> siècle. Selon la CNUCED/OMC (2001), il est possible d’obtenir jusqu’à 2500 kg (2,5 tonnes) par hectare de cacao en appliquant de bonnes pratiques agricoles et en utilisant des variétés améliorées. Cependant, dans la plupart des pays africains producteurs de cacao, les rendements de cacao sont encore inférieurs à 1000 kg (1 tonne) par hectare. Jusqu’à présent, pour améliorer la production du cacao, les programmes de vulgarisation ont utilisé des approches traditionnelles telles que la formation et les visites, mais les résultats ont été décevants (David, 2008).</p>
<p id="pa3" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa3">3</a>La principale transformation à l’heure actuelle reste la formation à travers les écoles paysannes (Farmer Field Schools, FFSs) qui a été initiée par le projet STCP (Sustainable Tree Crops Program) depuis 2004 en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Cameroun. Les objectifs de base du projet STCP au Cameroun sont : i) produire durablement du cacao ; ii) aider le petit producteur camerounais à acquérir les connaissances biologiques et iii) comprendre les interactions de l’agroécosystème du cacao pour être capable de prendre les décisions judicieuses concernant la gestion des exploitations.</p>
</section>
<section id="s1n2" class="section section1">
<h1 class="titre traitementparticulier-non">2 – Un aperçu des écoles paysannes</h1>
<p id="pa4" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa4">4</a>L’objectif des écoles paysannes est de permettre aux paysans de faire leurs propres découvertes à propos de la gestion des pratiques agricoles qui réduisent leur dépendance vis-à-vis des intrants coûteux tels que les pesticides et améliorent leur compréhension de la lutte intégrée. La formation des paysans se focalise sur la lutte intégrée, l’accent étant mis sur les bonnes pratiques culturales, la gestion des insectes et des maladies, l’utilisation rationnelle des pesticides, le renouvellement des exploitations et la qualité du cacao. Les paysans étudient également des questions sociales telles que la responsabilité en matière de pratiques des travaux agricoles, le VIH/SIDA ou le travail en groupe (David, 2008 ; David et Asamoah, 2011).</p>
<p id="pa5" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa5">5</a>Ces écoles paysannes visent à pallier l’insuffisance des approches traditionnelles de vulgarisation. Ainsi, la formation des producteurs de cacao à travers les écoles paysannes est donnée par des facilitateurs, qui sont des vulgarisateurs ou des paysans ayant participé à une session de formation des formateurs. Après quatre semaines de formation sur le programme, les facilitateurs sont prêts à faire fonctionner les écoles paysannes. Ainsi, ces écoles forment les paysans aux meilleures pratiques de la lutte intégrée, qui est la meilleure combinaison des techniques de lutte contre les parasites comprenant les méthodes de gestion des cultures, l’emploi de matériel végétal/variété amélioré(e), la préservation et/ou l’usage de produits biologiques et l’emploi de pesticides chimiques (au moins huit sessions de formation).</p>
<p id="pa6" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa6">6</a>La méthodologie utilisée dans la formation comprend l’analyse des agroécosystèmes pour observer les conditions de l’exploitation, la présentation des résultats de l’analyse des agroécosystèmes au groupe, des exercices d’apprentissage de la découverte permettant aux paysans d’apprendre en observant et en tirant leurs propres conclusions en travaillant en petits groupes, et des exercices en groupes dynamiques pour améliorer l’interaction du groupe. De simples protocoles d’expérimentation, tels que ceux concernant les maladies de pourriture brune, aident les paysans à mieux comprendre les relations fonctionnelles écologiques comme l’impact de l’humidité sur le développement de la maladie. L’objectif de ces processus d’apprentissage est de développer l’expertise des agriculteurs en matière de gestion des cultures, ce qui leur permet ensuite de prendre leurs propres décisions. En apprenant à prendre des décisions judicieuses fondées sur des connaissances et des observations améliorées par le biais de systèmes d’évaluation, les paysans sont responsabilisés et deviennent des « experts » dans leurs propres exploitations. Ceci diffère des travaux « traditionnels » d’extension dans la cacaoyère qui consistent en des techniques de réglage d’ombrage sans insister sur la compréhension des interactions dans l’agroécologie de la cacaoyère et des facteurs contribuant aux maladies et parasites (David, 2008).</p>
<p id="pa7" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa7">7</a>Le principal critère de création des écoles paysannes dans un village donné est l’existence d’une organisation ou association paysanne dans le village, capable de regrouper un certain nombre de producteurs à former. Ainsi, le nombre des producteurs disponibles détermine le nombre d’écoles paysannes à créer. Une école paysanne peut regrouper environ 20 producteurs. Cependant, un autre critère de création des écoles paysannes est la volonté des producteurs à être formés dans ces structures et le fait de posséder une exploitation de cacao (il n’y a pas de limite sur la taille de l’exploitation). Il n’existe pas d’autre contrainte pour participer aux écoles paysannes. La participation aux écoles paysannes étant gratuite pour tous les paysans, il est difficile d’avoir une information sur leur coût effectif.</p>
</section>
<section id="s1n3" class="section section1">
<h1 class="titre traitementparticulier-non">3 – Revue de la littérature sur les écoles paysannes</h1>
<p id="pa8" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa8">8</a>Dans les années récentes, un certain nombre d’organismes de développement ont promu le concept d’école paysanne comme une approche potentiellement plus efficace pour la vulgarisation des connaissances envers les producteurs. Ainsi, selon Braun et Duveskog (2011), entre 1994 et 2005, la FAO, le PNUD, l’IITA, la DANIDA et la BAD ont apporté un soutien financier et technique aux programmes des écoles paysannes, formant un peu plus de 100 000 agriculteurs en Asie, 10 000 en Afrique subsaharienne et 750 en Amérique latine. L’approche par les écoles paysannes a été introduite pour la première fois en Asie au milieu des années 1990 comme un moyen de diffusion intensive des connaissances sur les pratiques de la lutte intégrée appliquée à la riziculture (Godtland <em class="marquage italique">et al</em>., 2004). Cette approche par les écoles paysannes est devenue populaire et existe dans au moins 89 pays (Braun <em class="marquage italique">et al.</em>, 2006). Elle reste une nouvelle technique de formation des producteurs sur diverses cultures, qui a été introduite en réponse à une importante invasion de ravageurs causée par l’utilisation abusive de pesticides dans les exploitations de riz.</p>
<p id="pa9" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa9">9</a>L’approche par les écoles paysannes a été étendue à toute l’Asie et à plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine. En Afrique subsaharienne, elle a été introduite dans plus de 27 pays entre 1993 et 2003 (Braun et Duveskog, 2011). Les écoles paysannes sont généralement mises en place par un large éventail d’institutions internationales en Afrique (comme la FAO, l’IITA, la DANIDA, etc.) et de nombreux gouvernements et organisations non gouvernementales (ONG).</p>
<p id="pa10" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa10">10</a>Un certain nombre de travaux ont évalué l’impact des écoles paysannes sur la production agricole. En effet, Godtland <em class="marquage italique">et al.</em> (2004) ont trouvé que les producteurs ayant participé au programme des écoles paysannes au Pérou ont significativement plus de connaissances sur les pratiques de la lutte intégrée pour améliorer notablement la productivité de la pomme de terre. Mutandwa et Mpangwa (2004) soulignent dans leurs travaux que les rendements agricoles, les revenus du coton et les connaissances techniques des participants aux écoles paysannes sont plus élevés que chez les non-participants au Zimbabwe. Feder <em class="marquage italique">et al</em>. (2004b) soutiennent que l’amélioration des connaissances sur l’utilisation des pesticides obtenue grâce aux écoles paysannes avait conduit à une réduction de leur utilisation dans l’agriculture en Indonésie. Par ailleurs, Zuger (2004) trouve que le seul bénéfice résultant des écoles paysannes au Pérou est l’accroissement significatif du rendement de la pomme de terre. Récemment, les travaux de Duveskog <em class="marquage italique">et al.</em> (2011) ont montré que les écoles paysannes ont des impacts significatifs sur la transformation personnelle, les évolutions des rôles et des relations de genre, les coutumes, les traditions, les relations communautaires et sur le développement économique des ménages au Kenya. De même, Davis <em class="marquage italique">et al.</em> (2012) ont montré que les participants aux écoles paysannes ont vu progresser d’une manière ou d’une autre leurs revenus et la productivité de leurs cultures en Afrique de l’Est. Waddington <em class="marquage italique">et al.</em> (2014) ont, quant à eux, trouvé que les écoles paysannes améliorent les résultats intermédiaires relatifs à la vulgarisation des connaissances et à l’adoption des techniques de lutte intégrée, les résultats définitifs concernant d’autres pratiques techniques ainsi que les revenus des agriculteurs dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Plus récemment, Luther <em class="marquage italique">et al.</em> (2018) ont relevé que les agriculteurs ayant participé aux écoles paysannes ont une productivité plus élevée que ceux qui n’y ont pas participé.</p>
<p id="pa11" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa11">11</a>Au moment de leur introduction en Afrique, les écoles paysannes se focalisaient sur la production et la lutte intégrée en raison des niveaux relativement faibles de la production et de l’utilisation des pesticides. En Afrique centrale, les écoles paysannes ont été introduites au Cameroun à travers le programme STCP depuis 2003 dans le secteur du cacao. Aujourd’hui, environ 45 000 producteurs de cacao ont été directement formés par ces écoles pour une superficie d’exploitations de cacao d’environ 45 000 hectares.</p>
</section>
<section id="s1n4" class="section section1">
<h1 class="titre traitementparticulier-non">4 – Cadre conceptuel et méthodes d’estimation</h1>
<p id="pa12" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa12">12</a>Soit <em class="marquage italique">F</em> représentant le bénéfice que le producteur obtient de la participation aux écoles paysannes</p>
<div id="pa13" class="para">
<p><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa13">13</a></p>
<div id="eq1" class="equation panneau contexte-bloc">
<div id="im1-parent-8l0qhk1eoxl" class="tronc">
<div class="objetmedia flot-bloc dans-equation"><img decoding="async" id="im1" class="image typeimage-equation typemime-image:jpeg" src="https://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=EDD/EDD_324/EDD_324_0099/EDD_id9782807391826_pu2018-04s_sa04_art04_img001.jpg" alt="equation im1" /></div>
</div>
<div class="pied"></div>
</div>
</div>
<p id="pa14" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa14">14</a>où <em class="marquage italique">F<sub class="indice">i</sub></em> est une variable binaire de la participation aux écoles paysannes, <em class="marquage italique">α</em> un vecteur des paramètres à estimer, <em class="marquage italique">X</em> est un vecteur des caractéristiques des producteurs et <em class="marquage italique">ε</em> le terme d’erreur. La participation aux écoles paysannes peut accroître le rendement du cacao. Puisque la variable résultat est ici le rendement du cacao, supposons que le rendement du cacao est une fonction linéaire de la variable binaire pour la participation aux écoles paysannes et des autres variables explicatives (<em class="marquage italique">Z</em>). Ce qui conduit à l’équation suivante :</p>
<div id="pa15" class="para">
<p><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa15">15</a></p>
<div id="eq2" class="equation panneau contexte-bloc">
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<div class="objetmedia flot-bloc dans-equation"><img decoding="async" id="im2" class="image typeimage-equation typemime-image:jpeg" src="https://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=EDD/EDD_324/EDD_324_0099/EDD_id9782807391826_pu2018-04s_sa04_art04_img002.jpg" alt="equation im2" /></div>
</div>
<div class="pied"></div>
</div>
</div>
<p id="pa16" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa16">16</a>où <em class="marquage italique">Y</em> représente la variable résultat, <em class="marquage italique">F</em> est une variable binaire de la participation aux écoles définie ci-dessus, <em class="marquage italique">β</em> et <em class="marquage italique">γ</em> sont les vecteurs des paramètres à estimer, et <em class="marquage italique">μ</em> le terme d’erreur. L’impact des écoles paysannes sur la variable résultat est mesuré par l’estimation du paramètre <em class="marquage italique">γ</em>.</p>
<p id="pa17" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa17">17</a>L’estimation de l’impact des écoles paysannes sur le rendement du cacao est basée sur des observations non expérimentales. Il n’est donc pas possible d’observer la variable résultat des participants s’ils n’ont pas participé aux écoles paysannes. De la même manière, il n’est pas possible d’observer la variable résultat des non-participants s’ils ont participé aux écoles paysannes. Ainsi, la participation aux écoles paysannes n’est pas aléatoirement répartie dans les deux groupes de producteurs de cacao, mais c’est le producteur de cacao lui-même qui décide de participer selon les informations dont il dispose.</p>
<p id="pa18" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa18">18</a>Ainsi, les participants et les non-participants pourraient être systématiquement différents (Amare <em class="marquage italique">et al.</em>, 2012 ; Shiferaw <em class="marquage italique">et al.</em>, 2014 ; Khonje <em class="marquage italique">et al.</em>, 2015 ; Gertler <em class="marquage italique">et al.</em>, 2016).</p>
<p id="pa19" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa19">19</a>La méthode d’évaluation d’impact présente un certain nombre de difficultés empiriques. En effet, la situation alternative au dispositif (le « contrefactuel ») est difficile à définir (Heckman <em class="marquage italique">et al.</em>, 1998). Ceci peut être lié au fait que les individus du groupe de contrôle peuvent également participer à d’autres programmes équivalents à ceux du dispositif étudié. Cette difficulté renforce la nécessité de bien comprendre le mécanisme du dispositif. Par ailleurs, le groupe de contrôle est construit suivant l’objectif selon lequel, en moyenne, les non-participants ont des caractéristiques identiques à celles des participants. Mais il présente également des aspects hétérogènes non observés par l’évaluateur. Ceci peut avoir une influence sur la probabilité de la participation au programme évalué. C’est le problème du biais de sélection. Il est donc nécessaire de modéliser le mécanisme de sélection en fonction du dispositif de participation, puisqu’en comparant directement les situations des deux groupes (participants et non-participants au programme) nous aboutissons à l’estimation des biais.</p>
<p id="pa20" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa20">20</a>Dans le cadre de cet article, nous utilisons deux approches économétriques complémentaires pour résoudre le problème du biais de sélection : le modèle « endogenous switching regression » (ESR) et le modèle « propensity score matching » (PSM).</p>
<p id="pa21" class="para"><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa21">21</a>L’approche ESR se déroule en deux étapes : la première concerne la décision de participer aux écoles paysannes et cette décision est estimée à travers le modèle probit. Dans la seconde étape, la régression des moindres carrés ordinaires avec la correction du biais de sélection est utilisée pour analyser la relation entre la variable résultat et les variables explicatives suivant la condition de la décision de participation. Les deux régressions de la variable résultat conditionnelle peuvent être écrites comme un modèle de régime :</p>
<div id="pa22" class="para">
<p><a class="no-para" href="https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2018-4-page-99.htm#pa22">22</a></p>
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<div class="objetmedia flot-bloc dans-equation"><img decoding="async" id="im3" class="image typeimage-equation typemime-image:jpeg" src="https://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=EDD/EDD_324/EDD_324_0099/EDD_id9782807391826_pu2018-04s_sa04_art04_img003.jpg" alt="equation im3" /></div>
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		<title>La fabrication du chocolat s’introduit en milieu rural</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 15:56:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chocolat]]></category>
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					<description><![CDATA[La fabrication du chocolat s’introduit en milieu rural 30 novembre 2021 Publié par: Marie Pauline Voufo beurre, cacao, Coopérative, GIZ ProCISA Des femmes membres de coopératives agricoles du Sud-Ouest et du Centre du Cameroun transforment le cacao en poudre, beurre et chocolat, suite à une formation réalisée par le Projet Centres d’Innovations vertes pour le Secteur Agro-alimentaire (ProCISA) de la GIZ. Pendant une semaine, 20 femmes rurales issues de la région du Sud-Ouest du Cameroun, se sont retrouvées à Douala, au sein de la Société Commerciale et de Transformation de Cacao (SOCTRACAO) à Ndogbong, pour une formation pratique sur la…]]></description>
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<h1 class="entry-title">La fabrication du chocolat s’introduit en milieu rural</h1>
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<div class="featured-image"><a class="image-popup" href="https://www.lavoixdupaysan.net/wp-content/uploads/2021/11/Chocolat_GIZ-Procisa_La-Voix-Du-Paysan.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="attachment-colornews-featured-image size-colornews-featured-image wp-post-image alignleft" src="https://www.lavoixdupaysan.net/wp-content/uploads/2021/11/Chocolat_GIZ-Procisa_La-Voix-Du-Paysan-715x400.jpg" alt="" width="715" height="400" /></a><span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="2021-11-30T10:58:49+01:00">30 novembre 2</time><time class="entry-date published" datetime="2021-11-30T10:58:49+01:00">021</time></span></div>
</div>
<div class="below-entry-meta"><span class="byline"><span class="author vcard"><i class="fa fa-user"></i>Publié par: Marie Pauline Voufo</span></span> <span class="tag-links"><i class="fa fa-tags"></i>beurre, cacao, Coopérative, GIZ ProCISA</span></div>
<div class="entry-content">
<h4>Des femmes membres de coopératives agricoles du Sud-Ouest et du Centre du Cameroun transforment le cacao en poudre, beurre et chocolat, suite à une formation réalisée par le Projet Centres d’Innovations vertes pour le Secteur Agro-alimentaire (ProCISA) de la GIZ.<span id="more-3320"></span></h4>
<p>Pendant une semaine, 20 femmes rurales issues de la région du Sud-Ouest du Cameroun, se sont retrouvées à Douala, au sein de la Société Commerciale et de Transformation de Cacao (SOCTRACAO) à Ndogbong, pour une formation pratique sur la transformation du cacao.<br />
10 membres de ‘‘Union of Mbonge Area Farmers Cooperatives’’ (UNAMAFCOOP) de Kumba et 10 membres de ‘‘Bafia Farmers Cooperative (BAFIAFCOOP)’’ non loin de Muyuka ont pris part aux ateliers du 8 au 12 novembre 2021.<br />
Cette formation est un appui du ProCISA aux groupements des femmes au sein de 13 coopératives du Sud-Ouest et du Centre avec un total de 200 femmes formées.</p>
<p><strong>Ateliers pratiques</strong><br />
Au sortir des enseignements pratiques, les femmes rurales brandissaient fièrement le fruit de leur travail. Deux jours suffisent pour produire du chocolat et moins d’une demi-journée pour avoir de la poudre et de la pâte à tartiner.<br />
Venues avec des fèves de cacao dans leurs bagages, les coopératrices du Sud-Ouest sont rentrées avec de la poudre de chocolat empaquetée, de la pâte à tartiner, du beurre de cacao et des plaquettes de chocolat estampillées aux noms de leurs coopératives.<br />
« Qui dit chocolat, dit qualité » déclare le formateur, Dieudonné Ndeh de SOCTRACAO. Pour faire les choses jusqu’au bout, il a accompagné les femmes dans la conception d’un design portant le logo de chaque coopérative pour l’emballage de leurs produits. L’émerveillement était de taille face au rendu final.<br />
« Avant cette formation, je n’avais jamais transformé le cacao. Je vendais ma production en fèves. Dès la prochaine campagne, au moins 1 sac de 100 kg sera transformé sur les 5 sacs de fèves que produit ma cacaoyère » déclare Ikeli Susan Wase de UNAMAFCOOP.<br />
« Mon produit préféré est la poudre de cacao. Bonne à boire dans de l’eau chaude le matin par toute la famille, elle est facile à produire en 3 heures de temps » affirme Kara Maria Yogeh de BAFIAFCOOP.</p>
<p><strong>Matériels de transformation</strong><br />
L’avantage supplémentaire de ces transformatrices est la dotation en équipements faite à leurs coopératives par le ProCISA au terme de la formation. Sur ces machines de taille artisanale ont été effectués les ateliers pratiques : un broyeur, une conche raffineuse, une presse manuelle, un congélateur, un groupe électrogène et un sèche-cheveux constituent le kit offert.<br />
D’après Gilbert Fomukom, Conseiller Technique Senior au ProCISA, cette formation fait suite à d’autres déjà effectuées sur la chaine de valeur cacao, notamment sur les bonnes pratiques culturales et post récoles ainsi que sur la commercialisation. Il explique: « La transformation donne de la valeur ajoutée au cacao. Le cacaoculteur camerounais a pratiquement un seul marché, le marché extérieur où sont vendues les fèves au prix pas négociable par lui. Si la transformation locale se développe, le marché local du cacao s’agrandira, ainsi que la marge bénéficiaire du producteur ».<br />
<em>Marie Pauline Voufo</em></p>
</div>
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		<title>Cacao ivoirien: 3t/ha, cacao camerounais 1t/ha. Pourquoi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 15:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[secteur cacaoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Cacao ivoirien: 3t/ha, cacao camerounais 1t/ha. Pourquoi ? 22 février 2016 Publié par: LVDP Est-ce la même variété qui est cultivée au Cameroun? Sinon, pourquoi? Suite à un article paru dans une édition de votre journal dans lequel vous releviez les difficultés d’obtention de plants de cacao au Cameroun, permettez moi d’exprimer ma surprise de ce que j’ai appris que c’est mon pays qui aurait fourni les plants de cacao à la Côte d’Ivoire où je réside actuellement. Mais alors, voilà que mon pays n’arrive pas à approvisionner ses propres paysans. Pourtant, le système de distribution de cabosses ici en…]]></description>
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<h1 class="entry-title">Cacao ivoirien: 3t/ha, cacao camerounais 1t/ha. Pourquoi ?</h1>
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<div class="featured-image"><a class="image-popup" href="https://www.lavoixdupaysan.net/wp-content/uploads/2016/02/acao-300x253-1.jpg"><img decoding="async" class="attachment-colornews-featured-image size-colornews-featured-image wp-post-image alignleft" src="https://www.lavoixdupaysan.net/wp-content/uploads/2016/02/acao-300x253-1-715x400.jpg" alt="" width="715" height="400" /></a><span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="2016-02-22T17:21:47+01:00">22 février 2016</time></span></div>
</div>
<div class="below-entry-meta"><span class="byline"><span class="author vcard"><i class="fa fa-user"></i>Publié par: LVDP</span></span></div>
<div class="entry-content">
<p><strong><em>Est-ce la même variété qui est cultivée au Cameroun? Sinon, pourquoi?</em></strong></p>
<p>Suite à un article paru dans une édition de votre journal dans lequel vous releviez les difficultés d’obtention de plants de cacao au Cameroun, permettez moi d’exprimer ma surprise de ce que j’ai appris que c’est mon pays qui aurait fourni les plants de cacao à la Côte d’Ivoire où je réside actuellement. Mais alors, voilà que mon pays n’arrive pas à approvisionner ses propres paysans.<br />
Pourtant, le système de distribution de cabosses ici en Côte d’Ivoire est parfaitement au point. Les cabosses sont stockées dans les agences locales de l’Agence Nationale du Développement Rural (ANADER) qui se charge de les redistribuer gratuitement au paysan après visite de sa pépinière. J’en ai moi-même reçu une cinquantaine de cabosses équivalant à un hectare en novembre dernier.<br />
C’est une variété qui produit après 18 mois avec un rendement avoisinant les 3 tonnes à l’hectare. Est-ce la même variété qui est cultivée au Cameroun? Sinon, pourquoi?</p>
<p>Les cabosses sont-elles aussi gratuites? Sinon, pourquoi? Ne peut-on pas adopter le même système de distribution qu’en Côte d’Ivoire?<br />
La Côte d’Ivoire produit au bas mot 1 200 000 tonnes de cacao par an. Au Cameroun, on en est encore à 200 000 tonnes par an. Comment comptez-vous combler le retard si vous êtes incapables de distribuer ne serait-ce-que les cabosses? Qu’en sera-t-il des intrants?<br />
J’envisage de rentrer au pays monter une grande cacaoyère, car ici, les terres se font déjà rares alors que j’en dispose chez moi à Songbenguè au Cameroun. Mais, ce que j’apprends me laisse perplexe.<br />
Merci de publier mon intervention. C’est celle d’un Camerounais qui veut rentrer investir chez lui.<br />
Louis Samuel Kalngui, Abidjan, Côte d’Ivoire</p>
<p><strong>Cher Louis Samuel</strong>,<br />
Nous ignorons depuis combien de temps vous êtes expatrié en Côte d’Ivoire. Toujours est-il que si vous suiviez l’actualité du Cameroun, du moins sur le plan agricole, vous auriez appris que la demande en semences de cacao s’est accrue de manière vertigineuse depuis quelques années, du fait des prix attractifs du cacao sur le marché international. A la faveur de cette embellie, les anciens cacaoculteurs ne se sont pas faits prier pour retourner en champ réhabiliter leurs vieilles cacaoyères. En même temps, cette filière enregistrait de nombreux nouveaux producteurs; elle continue d’ailleurs d’en enregistrer.<br />
Très tôt, les structures de production des semences ont été submergées par la demande. C’est notamment le cas de la Société de développement du cacao (Sodecao) et de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad). Pour la Sodecao comme pour l’Irad, il fallait d’abord réhabiliter les structures de production restées longtemps en décrépitude. Selon les informations à notre disposition actuellement, la situation se normalise peu à peu.</p>
<p>L’Etat a multiplié les projets et programmes de développement de la cacaoculture et mis en place un fonds pour cette culture. Tous pataugent sur le terrain pour accompagner les opérateurs de la filière. Certains donnent la semence gratuitement, d’autres la donnent à un prix symbolique. Les privés eux, la vendent. Bref, chacun donne ce qu’il peut, quitte au producteur qui en veut davantage, d’avoir recours au système D pour acquérir ou produire lui-même ses plants.<br />
Nous convenons avec vous que tous doivent être jugés aux résultats. Pour le moment, les chiffres ne sont pas trop à leur faveur. Néanmoins, le récent chiffre officiel annuel de production camerounaise est de 230?000 tonnes de cacao contrairement à 200?000 tonnes comme vous le dites. Pour votre information, l’objectif de 600 000 tonnes par an en 2020 a été affirmé officiellement par le gouvernement au lancement de la dernière campagne cacaoyère.</p>
<p>La production camerounaise s’appuie sur les variétés de semences développées par l’Irad. Ces variétés commencent à produisent dès 18 mois et donnent environ 1 tonne à l’hectare. Nous avons reçu confirmation auprès de responsables de structures de production de semences que ce sont ces souches que la Côte d’Ivoire a reçues du Cameroun et a continué à les développer et améliorer par ses travaux de recherche. Il semble d’ailleurs qu’il n’y a pas que le cacao camerounais qui ait été exporté. Le Directeur de Centre de recherche agricole de Côte d’Ivoire a affirmé à La Voix Du Paysan il y a quelques années, que son centre avait reçu des souches de café arabica du Cameroun pour les introduire en Côte d’Ivoire qui ne connaissait que la variété Robusta. Après, les chercheurs ivoiriens sont allés plus loin dans les croisements, et actuellement il se produit au pays d’Houphouet Boigny une variété de café Arabusta. Un savant mélange que certains Camerounais ont certainement déjà eu à déguster dans des foires à café.</p>
<p>Il ne nous appartient pas à La Voix Du Paysan, de dire pourquoi le Cameroun n’imite pas l’exemple ivoirien en matière de production et de distribution des semences de cacao. Mais ce que nous observons, c’est qu’il n’existe pas sur le terrain une structure d’envergure nationale de conseil et de vulgarisation agricoles présente sur le terrain qui fédère et implémente toutes interventions de l’Etat en direction des producteurs agricoles comme l’Anader de Côte d’Ivoire. Les actions ici sont comme diluées du fait de leur émiettement parmi divers intervenants.<br />
Louis Samuel, quand vous retournerez au pays, vous constaterez comme nous que tout le monde fait l’agriculture au Cameroun. C’est-à-dire, presque chaque ministère a son volet ou programme qui appuie le développement agricole et rural. C’est un choix camerounais, qui peut aussi être une chance pour vous. Car, si l’un des intervenants ne vous donne pas la semence, qui sait, vous pourrez l’avoir chez l’autre.<br />
Bienvenu au pays.</p>
</div>
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		<title>Au Cameroun, de nouvelles variétés de semences boostent le rendement du cacao et contribuent à la prospérité des cultivateurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 10:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[secteur cacaoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Au Cameroun, de nouvelles variétés de semences boostent le rendement du cacao et contribuent à la prospérité des cultivateurs 22 Shares 16 05-fév-2020 Antoine Mani Tonye enfonce le pouce dans la terre rouge pour juger à quelle profondeur il doit planter ses nouveaux semis. Ce cultivateur de cacao camerounais a fait de belles récoltes et augmenté son revenu depuis qu’il a commencé à cultiver une nouvelle variété de semences adaptée aux conditions locales, mise au point dans un laboratoire de Yaoundé, la capitale. « La première année, ma pépinière était la plus belle. Avec ça, j’allais pouvoir sortir de la pauvreté »,…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="page-header">Au Cameroun, de nouvelles variétés de semences boostent le rendement du cacao et contribuent à la prospérité des cultivateurs</h1>
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<p>Antoine Mani Tonye enfonce le pouce dans la terre rouge pour juger à quelle profondeur il doit planter ses nouveaux semis. Ce cultivateur de cacao camerounais a fait de belles récoltes et augmenté son revenu depuis qu’il a commencé à cultiver une nouvelle variété de semences adaptée aux conditions locales, mise au point dans un laboratoire de Yaoundé, la capitale.</p>
<p><em>« La première année, ma pépinière était la plus belle.</em> <em>Avec ça, j’allais pouvoir sortir de la pauvreté »</em>, estime M. Tonye, qui cultive sa propre parcelle dans le village d’Azanzoa, en périphérie de Mbalmayo, dans le centre du Cameroun. <em>« À l’heure actuelle, ça va beaucoup mieux pour moi, je n’ai pas à mendier, je fais de mon mieux et j’arrive à m’en sortir tout seul.</em> <em>C’est sûr, l’agriculture</em><em> va devenir ma passion », assure-t-il. </em></p>
<p><img decoding="async" class="img-responsive" src="https://www.afdb.org/sites/default/files/2020/02/05/cameroon-irad-3.jpg" alt="" />Cultivé par 600 000 personnes dans tout le Cameroun, le cacao est un secteur vital pour les communautés rurales. Mais c’est aussi une culture fragile dont le rendement a tendance à diminuer du fait de la combinaison des effets du changement climatique et de l’appauvrissement des sols. Ce qui menace les moyens de subsistance des agriculteurs. Voilà pourquoi la Banque africaine de développement (BAD) a accordé des financements à l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), dont les recherches sont axées sur la création de variétés de semences adaptées.</p>
<p>Ces variétés de semences de deuxième génération mises au point par l’IRAD permettent d’obtenir des rendements de 2 tonnes par hectare en moyenne, alors que la première génération, développée dans les années 1970 et 1980, donnait environ 1 tonne par hectare. <em>« Il y a eu des progrès énormes. En moins de vingt ans, nous avons réussi à doubler le rendement potentiel des variétés que les cultivateurs utilisent désormais », </em>explique Bruno Efombagen, chercheur de l’IRAD à Yaoundé<em>.</em></p>
<p>La demande des semences à fort rendement a très vite dépassé l’offre. Pour résoudre ce problème, la Banque africaine de développement a soutenu l’IRAD pour faire en sorte que ces semences soient mises à la disposition d’un plus grand nombre de cultivateurs. Dans tout le pays, l’IRAD met en place de plus en plus de champs dédiés à la production de semences.</p>
<p>Une nouvelle variété de semences appelée « cacao brésilien » est maintenant largement utilisée, apportant aux agriculteurs camerounais de bien meilleures récoltes.</p>
<p><em>« Autrefois, nos parents cultivaient une variété dite ‘tout-venant’, mais aujourd’hui, grâce aux progrès de la recherche, nous avons accès à des semences améliorées »</em>, se félicite Samba M’Viena, le président d’AKOM-COOP-CA, une coopérative agricole.</p>
<p>« <em>Vous obtenez les premières récoltes 18 mois après avoir planté, avec des fleurs et quelques cosses sur certaines tiges.</em> <em>Après deux ans, deux ans et demi, ou disons plutôt trois ans, vous pouvez déjà avoir une récolte parfaite », </em>précise <em>M. M’Viena.</em></p>
<p>Ces variétés de semences de cacao de meilleure qualité ont contribué à juguler l’exode rurale. Au moins 62 jeunes gens ont dernièrement rejoint la coopérative de M. M’Viena. <em>« Leur décision de se lancer dans la culture du cacao découle de la disponibilité des semences améliorées</em>, estime-t-il,<em> vu qu’elles permettent des récoltes rapides et abondantes. »</em></p>
<p>Le cacao brésilien ne se contente pas d’apporter un rendement bien plus élevé aux agriculteurs camerounais, il profite à tous les maillons de la chaîne de production.<img decoding="async" class="img-responsive" src="https://www.afdb.org/sites/default/files/2020/02/05/cameroon-irad-4.jpg" alt="" /></p>
<p>Yannick Fosso, commerçant achète du cacao dans toute la région et le revend à Douala, la capitale économique. <em>« La saison dure d’août à janvier.</em> <em>C’est pendant ces six mois que je gagne la totalité de mes revenus annuels</em>, nous explique-t-il.<em> Lorsque vous regardez les plants, vous voyez que le cacao brésilien est une meilleure variété que celle que nos parents cultivaient.</em> <em>Il a une couleur plus vive, les cosses ne noircissent jamais, elles sont entièrement rouges.</em> <em>Du coup, lorsque vous torréfiez ce cacao, il donne une très belle couleur et un bon goût. »</em></p>
<p>Le cacao est le deuxième produit agricole d’exportation du Cameroun derrière le coton. Ce pays d’Afrique centrale produit, environ 220 000 tonnes de cacaos par an, expédiés à l’étranger via le port de Douala. Le cacao camerounais est aussi une carte de visite pour le pays. <em>« Ici, le cacao est au cœur de la vie des gens</em> (et) c<em>ela fait plaisir de savoir qu’on achète quelque chose qui ensuite est mangé dans le monde entier. », </em>affirme avec beaucoup de fierté, M. Fosso.</p>
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		<title>Créer sa plantation de cacao</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 10:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[secteur cacaoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Créer sa plantation de cacao Date de création: 03 février 2020 16:11 Dernière modification le: 06 avril 2022 17:58     (Agence Ecofin) &#8211; Le cacao est réputé pour son utilisation dans la fabrication du chocolat et des produits cosmétiques. Il est constitué des graines (fèves de cacao) et des cabosses de cacao, qui sont exploitées pour l’obtention de produits industriels dérivés. Selon l’Organisation internationale du cacao (Icco), 70 % de la production mondiale de cacao provient de quatre pays d’Afrique : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Cameroun. C’est une activité importante qui requiert un certain nombre d&#8217;exigences liées principalement…]]></description>
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<h1 class="itemTitle">Créer sa plantation de cacao</h1>
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<div class="clr"><span class="itemDateModified"> Dernière modification le: 06 avril 2022 17:58</span><a href="mailto:?subject=Agence%20Ecofin%3A%20Cr%C3%A9er%20sa%20plantation%20de%20cacao&amp;body=Créer sa plantation de cacao - https://www.agenceecofin.com/lancer-son-entreprise/0302-73443-creer-sa-plantation-de-cacao"> </a><a class="popup" href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https://www.agenceecofin.com/lancer-son-entreprise/0302-73443-creer-sa-plantation-de-cacao"> </a><a class="popup" href="https://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&amp;url=https://www.agenceecofin.com/lancer-son-entreprise/0302-73443-creer-sa-plantation-de-cacao&amp;title=Agence%20Ecofin%3A%20Cr%C3%A9er%20sa%20plantation%20de%20cacao&amp;summary=Le cacao est réputé pour son utilisation dans la fabrication du chocolat et des produits cosmétiques. Il..."> </a><a class="popup" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=%40agenceecofin%20Cr%C3%A9er%20sa%20plantation%20de%20cacao&amp;url=https://www.agenceecofin.com%2Flancer-son-entreprise%2F0302-73443-creer-sa-plantation-de-cacao"> </a></div>
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<div class="itemIntroText">
<p class="texte">(Agence Ecofin) &#8211; Le cacao est réputé pour son utilisation dans la fabrication du chocolat et des produits cosmétiques. Il est constitué des graines (fèves de cacao) et des cabosses de cacao, qui sont exploitées pour l’obtention de produits industriels dérivés. Selon l’Organisation internationale du cacao (Icco), 70 % de la production mondiale de cacao provient de quatre pays d’Afrique : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Cameroun. C’est une activité importante qui requiert un certain nombre d&#8217;exigences liées principalement au climat et à l’entretien de la plantation. Cette nouvelle fiche offre une première introduction à la culture du cacao.</p>
<p class="texte"><strong>Les connaissances nécessaires</strong></p>
<p class="texte">Pour se lancer dans cette activité, il faut avoir des connaissances sur les critères de sélection du site pour la plantation de cacaoyer, la mise en place de la pépinière, les techniques d’utilisation du matériel et des pesticides, les techniques d’entretien d’une plantation de cacao, et la construction d’une combrière. Il faut également se renseigner sur le climat adapté, la période de cabossage, le séchage et les conditions de stockage du cacao.</p>
<p class="texte">Attention : la préparation de la pépinière du cacaoyer doit se faire neuf à douze mois avant la date prévue pour la transplantation des semis au champ. On peut donc semer les graines (fèves) en pépinière entre les mois d’août et octobre. La transplantation des plants au champ a lieu entre avril et juin de l’année d’après, période à laquelle les pluies sont stables.</p>
<p class="texte"><strong>Comment apprendre ?</strong></p>
<p class="texte">La culture du cacao ne nécessite pas une formation académique particulière. On peut apprendre auprès des cacaoculteurs locaux ou des structures qui regroupent les acteurs du secteur dans son pays. Avec l’arrivée des nouvelles technologies, on peut aussi apprendre dans les nombreux tutoriels vidéos et écrits en ligne.</p>
<p class="texte"><strong>Combien faut-il pour se lancer ?</strong></p>
<p class="texte">Si on dispose déjà d’un terrain, l’investissement de démarrage est de 450 000 FCFA environ, répartis dans l’achat du matériel et des semences. Le coût moyen d’un plant est de 200 FCFA, pour ceux qui ne souhaitent pas fabriquer une pépinière.</p>
<p class="texte"><strong>Quel matériel ou équipement ?</strong></p>
<p class="texte">En termes d’équipement et de matières premières, il faut prévoir des sachets, des cabosses et/ou des plants de cacaoyer, une combinaison, des bottes, machettes, limes, haches, pioches, des gants, des produits phytosanitaires pour traiter les pépinières, des arrosoirs, le matériel de construction d’une ombrière (elle est réalisée avec du bois, des feuilles de palmes et du bambou), un doseur, un pulvérisateur, l’équipement de protection individuel, et des engrais.</p>
<p class="texte">NB : il faut avoir un terrain de de 1 à 3 hectares pour commencer cette activité</p>
<p class="texte"><strong>Où s’approvisionner ?</strong></p>
<p class="texte">On peut trouver les semences de cacao et les équipements dans les espaces ou centres de recherche agricole, et sur les marchés agricoles locaux.</p>
<p class="texte"><strong>Comment trouver les clients ?</strong></p>
<p class="texte">La clientèle est constituée des intermédiaires, des entreprises locales de transformation de cacao et des exportateurs.</p>
<p class="texte"><strong>A quel volume/moment devient-on rentable ?</strong></p>
<p class="texte">Le rendement peut aller jusqu’à 1000 kg par hectare de cacao (fèves séchées prêtes à la vente), ceci à partir de la sixième année après la transplantation. Le bénéfice annuel par hectare est en moyenne de 700.000 FCFA (prix de vente du kg de fèves entre 800 FCFA et 1200 FCFA). Selon les régions climatiques, la récolte se fait toute l&#8217;année ou deux fois par an.</p>
<p class="texte">Il est également possible de se lancer plus tard dans la transformation industrielle du cacao (huiles essentielles, chocolat, savons etc…) pour augmenter ses revenus.</p>
<p class="texte"><a href="https://www.imfura.com/content/voulez-vous-r-ussir-dans-votre-exploitation-cacaoy-re" target="_blank" rel="noopener">Plus d’informations</a></p>
<p class="texte"><em><strong>Aïsha Moyouzame</strong></em></p>
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		<title>Filière cacao : les producteurs déchantent suite à la baisse de 4,1% du prix du kilogramme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 09:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fève de cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[Filière cacao : les producteurs déchantent suite à la baisse de 4,1% du prix du kilogramme Le prix bord-champ a perdu 50 FCFA sur sa valeur depuis le 30 juin dernier, et le kilogramme de cacao acheté par les exportateurs est passé de 1200 à 1150 FCFA, en raison de la forte pluviométrie enregistré depuis la fin du 2e trimestre. Les producteurs battent en brèche l’alibi climatique.   Yannick KENNE Envoyer un courriel 13 juillet 2022Dernière mise à jour: 13 juillet 2022 393 2 minutes de lecture Facebook Twitter Linkedin Tumblr Pinterest Reddit VKontakte Odnoklassniki Pocket Des fèves de cacao camerounais,…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<header class="entry-header-outer">
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<h1 class="post-title entry-title">Filière cacao : les producteurs déchantent suite à la baisse de 4,1% du prix du kilogramme</h1>
<h2 class="entry-sub-title">Le prix bord-champ a perdu 50 FCFA sur sa valeur depuis le 30 juin dernier, et le kilogramme de cacao acheté par les exportateurs est passé de 1200 à 1150 FCFA, en raison de la forte pluviométrie enregistré depuis la fin du 2e trimestre. Les producteurs battent en brèche l’alibi climatique.</h2>
<div id="single-post-meta" class="post-meta clearfix"><span class="author-meta single-author with-avatars"><span class="meta-item meta-author-wrapper meta-author-22">   <span class="meta-author"><a class="author-name tie-icon" title="Yannick KENNE" href="https://ecomatin.net/author/yk/">Yannick KENNE</a></span> <span class="screen-reader-text">Envoyer un courriel</span> </span></span><span class="date meta-item tie-icon">13 juillet 2022</span><span class="meta-item last-updated">Dernière mise à jour: 13 juillet 2022</span></p>
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<p>Le prix maximum bord- champ de cacao est fixé à 1150 FCFA depuis le 30 juin dernier, selon les données publiées par le Système d’information des filières (Sif), piloté par l’Office national du cacao et du café (Oncc), un dispositif permettant de communiquer les prix aux producteurs en temps réel, afin de doper leurs capacités de négociation face aux acheteurs. Le kilogramme a enregistré une baisse de 50 FCFA, soit 4,1% en valeur relative en l’espace d’une semaine, après avoir culminé à 1200 FCFA le 24 juin 2022.</p>
<p><strong>Lire aussi : <a href="https://ecomatin.net/filiere-cacao-des-chocolatiers-francais-parrainent-une-cooperative-de-producteurs-camerounais-pour-produire-un-cacao-de-qualite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Filière cacao : des chocolatiers français parrainent une coopérative de producteurs camerounais pour produire un cacao de qualité</a></strong></p>
<p>Cette baisse du prix du kilogramme est justifiée par la forte pluviométrie enregistrée depuis la fin du deuxième trimestre. En effet, la saison des pluies rend difficile l’accès aux acheteurs dans les bassins de production, très enclavés. Par conséquent, les cabosses s’exposent au pourrissement dans les champs. Les producteurs qui se sont toujours sentis moins lotis dans la filière battent en brèche le facteur climatique évoqué par l’Oncc. « Nous n’avons aucune influence sur les variations du prix du cacao. Ces variations ne dépendent pas des conditions climatiques qu’on évoque. Nous sommes dans une situation où les gens mangent et nous travaillons pour eux. On n’est pas encore entrés dans la campagne. Nous sommes encore au début de la production. Les fortes pluies devraient plutôt amener les acheteurs à s’inquiéter, et se précipiter à prendre les récoltes de peur qu’elles pourrissent dans les champs », déchante Alexis Joseph Koundi, Président National de la Confédération Nationale des Producteurs de Cacao et de Café du Cameroun (Conaprocam), joint par EcoMatin. Et de renchérir : « dans la production de la richesse de cacao, le producteur gagne 2%.</p>
<p><strong>Lire aussi : <a href="https://ecomatin.net/filiere-cacao-vers-une-hausse-de-la-production-n-de-20-lors-de-la-campagne-2022-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Filière cacao : vers une hausse de la production de 20% lors de la campagne 2022-2023</a></strong></p>
<p>Pourquoi on ne peut pas donner 10 à 20% au producteur qui est la base de la production. En tant que producteur et leader d’une organisation, je ne vois pas les raisons d’une baisse, sinon, c’est un complot des acheteurs pour justifier la grande baisse qui va arriver ».</p>
<p>Cette situation ne conforte guère les producteurs, qui redoutent en plus une nouvelle baisse du prix-bord champ, en raison des spéculations autour des devises étrangères, l’Euro et le Dollar, dont le cours est devenu instable avec le conflit russo-ukrainien. A propos de la production, depuis la dernière campagne cacaoyère, la nature semble avoir joué d’un contraste insoupçonné. Alors qu’on était en plein dans la pandémie de Coronavirus, marquée par des restrictions diverses et qu’on s’attendait à des conséquences sur la productivité, le Cameroun a plutôt enregistré une production en hausse au cours de la campagne 2020- 2021. Le pays a produit 292 471 tonnes, soit une hausse de 35 319 tonnes par rapport à la précédente campagne, et 12% en valeur relative. Il s’agissait alors de sa meilleure production sur les six dernières campagnes.</p>
</div>
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